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Une étude stupéfiante sur l'effet négatif de nos habitudes de penser !

June 24, 2017

 

 

TEDxUCDAVIS : Getting stuck in the negatives and how to get unstuck Alison Ledgerwood 

 

 

 

Notre vision du monde a tendance à nous focaliser sur le négatif.

 

 

 

 

 

 

 

 

Lors d'une expérience menée par Alison Ledgerwood, PhD en Psychosociologie à l'Université de Californie, deux groupes de personnes (Groupe A et Groupe B) furent sollicités pour donner leur avis et approbation sur un sujet (un protocole chirurgical fut pris comme alibi de cette étude). Afin de leur demander leur avis, les deux informations données aux groupes furent différentes et pourtant toutes les deux justes, présentant simplement la réalité sous deux angles différents, l'angle du verre à moitié vide ou à moitié plein. 

 

 

- L'énoncé donné au Groupe A était formulé sous forme de gain : le protocole obtint 70% de succès

- L'énoncé donné au Groupe B était formulé sous forme d'échec : le protocole généra 30% d'échecs

 

Globalement, le résultat fut que les personnes du Groupe A donnèrent leur approbation au protocole et les personnes du Groupe B rejetèrent celui-ci.

 

Mais le plus intéressant est à suivre...

 

Une nouvelle information leur fut donnée en reformulant d'une autre façon la réalité et dit au groupe A : "vous pouvez aussi penser aux 30% d'échecs générés par ce protocole" et au Groupe B : "vous pouvez penser aussi aux 70% de réussites générées par celui-ci".

 

Le résultat de cette reformulation ? 

 

La nouvelle information donnée au Groupe A (information orientée "perte")  les fit changer d'avis et rejeter finalement le protocole et la nouvelle information donnée au Groupe B (information orientée"gain") ne les fit pas changer d'avis, englué que le groupe était, dans le cadre "déficit" créé par la première information.

 

Quelle conclusion en tirer ? 

 

Les pensées orientées "pertes" ont tendance a être plus fortes et à oblitérer les autres. Nous nous privons donc d'une partie de la réalité oblitère donc l'autre.  Vivre dans un monde où nos pensées auraient tendance naturellement à nous focaliser sur le déficit (les écarts, les échecs, ce qui nous manque) a du mal à se réorienter vers l'autre partie de la réalité qui est celle des possibles : ce que l'on a réussi, ce qui est déjà présent, ce qui est à notre disposition...

 

Chaque jour nous avons 60000 pensées, 95% d'entre elles sont celles d'hier, d'avant hier et 80% d'entre elles sont négatives ! 

 

A quoi cela nous invite dans nos organisations ? 

 

Cette étude suggère qu'une fois que nous pensons à quelque chose  et que notre cerveau a pris l'option de considérer cela comme une perte potentielle ou comme quelque chose de négatif, cette façon de penser reste bien ancrée dans notre esprit,  et rend très difficile l'apparition d'une nouvelle façon de penser plus orientée sur le gain. Il nous faut plus d'effort pour passer de la perte au gain que l'inverse.

 

Une fois ancré dans le négatif, c'est un vrai challenge de passer aisément dans le positif et pourtant c'est possible ! 

 

Ce qu'apporte l'Appreciative Inquiry devant un tel état des lieux ? 

 

L'Appreciative Inquiry nous invite à :  

 

  • transformer rapidement un intitulé négatif (orienté sur la perte) en intitulé appréciatif (orienté sur le gain) tout en ayant entendu et honoré le "négatif" apporté par la personne. Nous considérons le "négatif" comme une invitation à chercher autre chose plutôt que comme quelque chose à nier !

  • aller questionner (Inquire) les sujets qui nous sont donnés de traiter d'une façon à en aller chercher les ressources (Appreciative) : l'opportunité que ce problème nous apporte, l'aspiration que cette frustration nous invite à nous rappeler etc..

  • passer un peu de temps le soir pour